Trois
grands ensembles naturels partagent l'espace irakien qui s'étend
sur 434.925 km2. Drainée par le Tigre et l'Euphrate,
la Mésopotamie est bordée au nord-ouest par les
montagnes du Kurdistan, tandis que des plateaux désertiques
la limitent au sud et à l'ouest.
Deux domaines structuraux s'opposent sur le territoire irakien.
Le socle de la péninsule Arabique, recouvert de roches
calcaires, vient s'encastrer dans l'ensemble plissé des
chaînes du Zagros. Ces montagnes, prolongées par
un avant-pays de collines et de plaines (80.000 km2), forment
le Kurdistan irakien. Avec des sommets dépassant pour
la plupart 2.000 m et culminant à 3.607 m,
ces massifs présentent un relief abrupt et enchevêtré,
des vallées encaissées, des terroirs cultivables
exigus et des pâturages d'accès difficile; ils
ont longtemps permis à la population kurde de vivre en
économie fermée. En bordure du Zagros, les plaines
et collines de Mossoul et de Kirkuk, aux sols riches et convenablement
arrosés, sont plus propices à l'agriculture.
La
Mésopotamie est une vaste plaine alluviale de 94.000 km2,
façonnée par les systèmes de l'Euphrate
et du Tigre dans une gouttière dont l'altitude ne dépasse
pas 65 m. En plein désert, ces deux grands fleuves
permettent de prolonger le Croissant fertile jusqu'à
la région du Golfe. Avant d'atteindre le golfe Persique,
le Tigre et l'Euphrate, sur 204 km, mêlent leurs
eaux pour former le Chatt al-Arab.
La
plus grande partie du territoire (260.000 km2) est composée
de plateaux steppiques et désertiques faiblement ondulés.
Au sud-ouest, de la vallée de l'Euphrate à l'Arabie
Saoudite, s'étendent les plateaux du Hamad. À
l'ouest, au-delà de Bagdad, entre le Tigre et l'Euphrate,
ils forment la basse Djézireh.
Le Tigre et l'Euphrate, fleuves allogènes, sont pour
l'essentiel alimentés par les pluies tombant sur le territoire
des pays adjacents (pour 70 % en Turquie, 7 % en Iran).
Les
provinces