Bahreïn
se distingue des autres États du Golfe par son potentiel
agricole, favorisé par la présence de nappes et
sources d'eau douce. Celles-ci sont toutefois en voie d'épuisement,
de même que les gisements de pétrole brut, dont
la production est aujourd?hui marginale (2 millions de
tonnes par an). Bahreïn tire une importante source de revenus
de l'industrie pétrochimique et du raffinage de pétrole
brut importé d'Arabie Saoudite (12,5 millions de
tonnes). En association avec le Koweït et l'Arabie Saoudite,
il produit également des engrais destinés au marché
international. Le pays dispose d'une importante industrie de
l'aluminium (464.500 t/an) et du plus grand chantier de
construction et de réparations navales de la région.
Profitant de l'augmentation spectaculaire des revenus pétroliers
des pays voisins, Bahreïn est devenu une importante zone
franche financière: depuis 1975, les banques de
spéculation, ou offshore banking units (OBU), se sont
multipliées. Manama, la capitale, profitant du déclin
de Beyrouth, est devenue la grande place financière du
Golfe. Parallèlement, l'île affirme sa spécialisation
tertiaire en devenant une zone franche commerciale.