Désignés
depuis 1853 sous le nom d'États de la trève Trucial
States à la suite d'un traité de paix perpétuelle
imposé par la Grande-Bretagne, les Émirats restèrent
sous la domination britannique jusqu'en 1971, lorsque six des
émirats se réunirent en une fédération.
Celle-ci se dota d'un Conseil suprême constitué
par les souverains des principautés et d'un gouvernement
fédéral (reconduction pour cinq ans de la Constitution
transistoire de 1971). En 1972, l'émir de Ras al-Khayma
rejoignit la Fédération. Dubaï procéda
en 1975 à la nationalisation des sociétés
pétrolières. Depuis la fin de la guerre Iran-Iraq,
Dubaï développe les exportations vers l'Iran. En
1990, les Émirats arabes unis se trouvèrent fortement
impliqués, aux côtés de l'Arabie Saoudite,
dans la guerre du Golfe.
En
fait, vingt ans après la création de la fédération,
l'union des Émirats est loin d'être réalisée.
Le fragile équilibre entre le centralisme fédéral
et l'autonomie de chacun des Émirats paraît de
plus en plus difficile à maintenir. La direction de l'État
est assurée par le Conseil suprême des gouverneurs,
dont la présidence revient à Zayed bin Sultan
el Nahyan, et la vice-présidence à l'émir
de Dubaï, Maktoum bin Rashid al-Maktoum. Le cabinet fédéral,
composé de 27 membres, est présidé
par le prince héritier de Dubaï. L'Assemblée
nationale fédérale, dont le siège est à
Abu Dhabi, se compose de 40 membres.