Après
la découverte du pétrole en 1967 et surtout
l'arrivée au pouvoir en 1970 du sultan Qabus,
qui renversa son père au motif qu'il maintenait le pays
dans le plus grand archaïsme, Oman s'est engagé
dans un processus accéléré de modernisation.
L'émirat, qui n'est pas membre de l'OPEP, à la
différence des pays producteurs voisins, a pourtant augmenté
régulièrement sa production pétrolière,
qui a atteint 40 millions de tonnes en 1994. Dans
un proche avenir, l'exploitation du gaz s'ajoutera aux ressources
pétrolières. Les revenus apportés par le
pétrole ont permis de créer une infrastructure
moderne (routes, ports, aéroports, etc). Trois zones
industrielles sont en cours d'aménagement. Les villes
se développent. Le taux d'urbanisation est passé
de 15 % en 1970 à 55 % en 1990, grâce
en particulier à l'afflux de travailleurs étrangers
(principalement Indiens et Pakistanais), qui représentent
le cinquième de la population d'Oman. Les principales
villes sont l'agglomération de Mascate, la capitale (600.000 h.),
et Salala, le principal centre urbain du Dhofar (60.000 h.).
Les villes de l'intérieur sont plus petites, même
si certaines sont d'anciennes capitales comme Nizwa ou Rustaq.