Né
en 570 (approximativement)
Décédé le 08 juin 632 (à l'âge
d'environ 62 ans)
Mahomet
naît à la fin du VIe siècle, vers 570, à
la Mecque, cité caravanière vivant du commerce
des marchandises transitant de l'Inde vers l'Occident via Aden
puis la Syrie, en tranversant le désert de la péninsule
arabique. Âgé de soixante-trois ans, il décédera
vers le 8 juin 632 à Médine. Il est le prophète
de l'Islam et le créateur du premier État musulman.
L'année
de naissance du Mahomet est appelée traditionnellement
Année de léléphant en référence
aux événements qui s'y sont déroulés.
Le général chrétien éthiopien et
vice-roi du Yémen, Abraha, avait attaqué en vain
La Mecque avec une troupe déléphants pour
démolir le sanctuaire vénéré par
les Arabes (la Ka`ba). Le Coran rapporte ce récit (Sourate
Al-Fil), et il est dit que l'attaque fût repoussée
par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes.
La tradition musulmane dit que des témoins oculaires
de cette attaque étaient encore en vie lors de la révélation
de cette sourate.
Mahomet
appartient à la tribu de Quraysh (ou Koreish), une très
ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr,
surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté.
Son père `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib est fils
de `Abd Al-Muttalib, fils de Hâshim, prince des Qurayshites,
gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba.
La famille
de Mahomet est Hachimite par référence à
son arrière grand-père Hâshim Ibn `Abd Manâf.
Les Koreishites se réclament de descendance d'Ismaël,
fils d'Abraham, et ont la garde de la Ka'ba, sanctuaire reconstruit
par Abraham et son fils Ismaël, selon la tradition musulmane,
et désigné par le père des trois monothéismes
comme un lieu de pèlerinage.
Mahomet
est issu du mariage de `Abd Allâh Ibn `Abd Al-Muttalib
et Âminah (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef
du clan médinois des Banû Zahrah. Elle accouche
du Prophète Mūhammād à La Mecque
dans la maison de son oncle paternel Abû Tâlib du
clan des Banû Hâshim, le lundi 12 du mois de Rabî`al-awwal.
Son accoucheuse est Ash-Shifâ', la mère de `Abd
Ar-Rahmân Ibn `Awf.
la mort
de son père `Abd Allâh survient avant la naissance
de Mahomet, à Yathrib qui, depuis, a pris le nom de Médine.
Le septième jour après sa naissance, son grand
père `Abd Al-Muttalib donne un nom à son petit-fils
: Mahomet, ce qui signifie "Le Loué". Umm Ayman
Barakah Bint Tâlib, une esclave abyssinienne de son père,
s'occupe de lui.
Conformément
à la coutume des familles nobles de Quraysh, sa mère
Âminah le confie à une nourrice, d'abord à
Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à
Halîmah Bint Al-Hârith As-Sa`diyyah (de la tribu
des Saadites), qui emporte le nourrisson dans le désert,
où son mari vit avec la tribu des Saadites (Banû
Sa'd), à l'écart du reste de la population. La
vie dans le désert, au milieu des bédouins réputés
pour la pureté de leur langue, était sensé
prodiguer aux enfants santé et force d'expression.
Un jour,
alors que Mahomet et l'un de ses frères de lait avaient
la garde de quelques bêtes à proximité des
habitations, Halîmah et son mari Abû Kabshah sont
alertés par leur fils de lait que Mahomet a été
pris à partie par deux hommes de blanc vêtus, qu'ils
l'ont couché sur le sol et lui ont ouvert le torse. Accourant
sur les lieux, Halîmah et son mari trouvent leur enfant
debout tout pâle. Le jeune Mahomet leur explique que deux
hommes vêtus de blanc étaient venus et l'avaient
couché par terre, et qu'ils lui avaient ouvert le torse
et en avaient extrait quelque chose. Selon la tradition musulmane,
les deux hommes vêtus de blancs seraient deux anges, envoyés
pour purifier le coeur de l'enfant, destiné à
être prophète, et pour apposer le sceau de la prophétie
entre ses épaules.
Craignant
pour la santé de l'enfant, Halimah s'empresse de rendre
l'enfant à sa mère Âminah qui meurt trois
ans plus tard ; il a à peine six ans. Son grand-père
paternel `Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. Deux
ans après, sur son lit de mort, `Abd Al-Muttalib charge
Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère
utérin de `Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet.
Son oncle Abû Tâlib - le père d'Ali - eut
soin de l'élever comme ses propres enfants.
Jusqu'à
l'âge de 40 ans il y a peu de détail écrit
sur sa vie, elle est reconstituée d'après la tradition
orale, mise par écrit 140 ans après sa mort, grâce
à de nombreux temoignages de ceux qui avaient connu ses
premiers compagnons. Il aurait été berger puis
caravanier avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve
qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur
différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet
environ 25), ils se marient et auront un fils, Al-Qâsim
qui mourut en bas âge, et quatre filles, Zaynab, Ruqayyah,
Umm Kulthûm et Fâtima, la future épouse d'Ali.
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Jeunesse
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Alors que Mahomet a douze ans, Abû Tâlib décide
de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie.
Son neveu insiste pour l'accompagner. Arrivés à
Bostra (Al-Basrah), ils s'arrêtent à un monastère
où ils se font remarquer par un moine nommé Bahira.
D'après Ibn Ishaq, le célèbre chroniqueur,
le moine reconnaît en l'enfant le futur prophète
grâce à différents signes consignés
par la tradition ecclésiastique, dont le sceau de la
prophétie qu'il portait dans son dos. Sur ce, il recommanda
fortement à Abû Tâlib de rebrousser chemin
et de garder son neveu des yeux des Chrétiens et des
Juifs d'Orient. L'oncle obtempéra et renonça par
la suite à ces voyages.
À
la Mecque, Mahomet se distinguera des gens de son âge.
Il est fort, judicieux dans ses propos, énergique dans
ses expressions, fidèle à ses amis, et plus encore
à ses promesses, il évite avec un soin extrême
tout ce qui eut pû faire soupçonner en lui quelque
goût pour le vice, quelque penchant à la licence.
Les Qurayshites
ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'El
Fijar, vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) et de Hawazan,
ils marchèrent contre elles commandés par Abû
Tâlib. Mahomet, âgé de vingt ans se distinguera
par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues
et dispersées.
Quelques
temps plus tard, les fondations de la Kaaba sont gravement touchées
par des pluies torrentielles. Menaçant de s'effondrer,
le sanctuaire dut être démoli et reconstruit par
les Qurayshites. Quand il s'agit d'y reloger la pierre noire,
une météorite qui serait vénérée
par les Arabes depuis le temps d'Abraham, les tribus ne s'accordent
pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de replacer la
pierre sacrée. Elles conviennent qu'il reviendra au premier
qui se présentera le lendemain à la porte du temple.
Ce fut Mahomet. Pour ménager les susceptibilités,
il enleva sa cape et y plaça la pierre noire, qu'il fit
élever ensuite par deux Arabes de chaque tribu, et la
prenant alors, il la plaça lui-même, sous le regard
approbateur de tous les habitants de la Mecque, enchantés
de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil
qui en avait été le motif.
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Le contexte religieux et culturel en Arabie
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Les Arabes errent dans leur désert en une lente et continuelle
migration qui les porte du Yémen trop dense vers la Méditerranée.
Ils vivent chichement de quelques razzias. Rares sont ceux qui
cultivent dans le Hedjaz, ceux qui commercent ou pratiquent
l'usure dans les échoppes de La Mecque et au passage
des caravanes qui relient l'Inde à la Syrie. La période
de troubles politiques et économiques, le matérialisme
des marchands à courte vue favorise la recherche de nouveaux
horizons spirituels, et pourquoi pas vers le monothéisme
des juifs, des chrétiens ou des mazdéens.
Quelques
décennies avant la naissance de Mahomet, le mouvement
des Hanifs naît en Arabie d'une frustration vis-à-vis
des religions exitantes et aspire à la restauration de
la religion d'Abraham. Les adeptes de ce mouvement s'écartent
des turpitudes (beuveries et luxure) dont les Arabes sont devenus
coutumiers au fil des siècles et du culte des idoles.
La venue annoncée de l'ultime prophète occupe
les cercles religieux et fait l'objet de surenchères
entre les différentes communautés religieuses
qui espèrent le soutien victorieux de l'Envoyé
du Ciel.
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Sa mission apostolique
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Mahomet lors de l'episode du Voyage Nocture chevauchant le cheval
Bouraq et entouré d'anges, dont l'archange Gabriel, à
gauche. Notez que le visage de Mahomet (entouré d'une
aura de feu) est absent dans ce tableau d'origine Perse, vraisemblament
effacé ulterieurement à sa composition.Dans ce
contexte, Mahomet effectue de nombreuses retraites spirituelles.
C'est en 610 que, pour la première fois, l'ange Gabriel
(Jibrîl) lui apparaît dans la grotte « Hirâ'
» où il avait coutume de se recueillir et lui transmet
la révélation, la parole de Dieu. Mahomet qui
a 40 ans commence à transmettre les versets qu'il déclare
être révélés par Allah et dictés
en arabe par l'ange Gabriel (Djibril), cette dictée durera
vingt-trois ans. Les révélations se sont accomplies
ponctuellement ou régulièrement selon les péripéties
de la vie du prophète et de la communauté des
croyants. Ils formeront le Coran, qu'il prend soin dès
le début d'enseigner oralement. Effrayé par la
première visite de l'ange Gabriel, Mahomet se réfugie
auprès de son épouse et lui raconte ce qui venait
de lui arriver.
Khadîjah
couvre le prophète à sa demande (conférer
la sourate intitulée « Al-Muzzammil ») et
s'enquiert auprès de son cousin, Waraqah Ibn Nawfal,
qui lui annonce que son époux est le prophète
attendu. Khadîjah retourne voir son cousin en compagnie
de Mahomet ; Waraqah lui confirme qu'il est un prophète
de Dieu, que l'apparition de la grotte de Hirâ' n'est
autre que l'ange Gabriel et lui annonce les difficultés
qu'il allait endurer dans l'accomplissement de sa mission et
que son peuple allait le bannir. D'emblée Khadîjah
croit en son époux et lui apporte un soutien inconditionnel.
De ce fait, elle est considérée comme la première
croyante.
Sans tarder,
Mahomet fait part secrètement de son message à
ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui
s'appelleront les musulmans : nommés ainsi en référence
au prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui
se soumet volontairement à Allah « Dieu »).
Puis, la prédication devient publique et s'étend
à l'ensemble des Quraysh.
Bien que
ses contemporains acceptent difficilement d'abandonner leurs
croyances et leurs pratiques ancestrales, en trois ans, il réussit
à s'entourer d'une petite cinquantaine de disciples.
Ils sont une centaine au bout de cinq ans. La croissance du
groupe inquiète les Mecquois, et les persécutions
contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après
la mort de Khadija et d'Abû Tâlib. Une première
vague d'immigration emmène une partie des musulmans en
Éthiopie où ils vivent quelque temps sous la protection
du Négus, le Roi Chrétien d'Éthiopie. Mahomet
profite de la saison du pèlerinage qui voyait affluer
vers la Mecque les Arabes de toutes les régions de la
péninsule arabique pour prêcher le message de l'islam.
Il conclut un pacte avec un groupe de médinois qui acceptent
son message. L'année suivante, la communauté musulmane
médinoise est plus nombreuse. Soixante-dix hommes et
cinq femmes se rendent en pèlerinage à la Mecque
pour prêter allégence au prophète et lui
proposer leur protection s'il s'installait à Médine.
L'ordre est donné aux musulmans mecquois d'émigrer
(hégire) à Yathrib (future Médine) en 622,
année de l'hégire, à l'origine du calendrier
musulman. Le Prophète est le dernier à partir
en compagnie de son fidèle ami et futur calife Abû
Bakr. Ali reste derrière lui avec pour mission de restituer
les dépôts dont Mahomet avait la garde à
leurs propriétaires.
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Mahomet chef d'État
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Mahomet réorganise Yathrib, où il est en même
temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à
la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives
qui y vivent. Un pacte-constitution (Constitution de Médine)
régit les relations entre les différentes communautés
religieuses qui habitent la ville, garantissant notamment à
tous les citoyens la liberté de conscience. Ce serait,
selon l'appréciation du professeur Muhammad Hamidullah,
la première constitution écrite de l'histoire.
Néanmoins, ce nouvel ordre est venu contrarier les intérêts
des notables de la ville dont `Abd Allah Ibn Ubayy Ibn Salûl,
le chef du mouvement des "Hypocrites", et ceux des
tribus juives de Médine, qui vivaient du trafic d'armes.Réf.
nécessaire
Se réclamant
de la même racine que les deux autres monothéismes,
l'islam prêche un message universel, adressé à
toute l'humanité. Les premiers musulmans se sentent proches
spirituellement des communautés juives et chrétienne
avec lesquelles ils partagent de nombreuses croyances et pratiques.
Aux yeux des musulmans, l'adhésion de ces deux communautés
religieuses au message de l'islam semble couler de source. A
la Mecque déjà, le Coran racontait l'histoire
des prophètes et des rois hébreux (Noé,
Abraham, Isaac, Jacob, Salomon, David,...), invitant les musulmans
à prendre exemples sur leur patience face aux épreuves
et à espérer en Dieu. Les musulmans observent
jeûnes et prières (les musulmans prient initialement
en direction de Jérusalem) et font la promotion des mêmes
valeurs morales. De même, certains interdits alimentaires
bien que moins contraignants en islam rappelent ceux imposés
par la casherout (nourriture autorisée aux juifs). Arrivés
à Médine, les musulmans comémorent par
le jeûne de `Âshûrâ' le jour où
Moïse et ses disciples furent sauvés de Pharaon.
Certains
juifs, à l'instar du rabbin `Abd Allâh Ibn Salâm,
reconnaissent en Mahomet le prophète tant attendu et
embrassent l'islam. Mais les Juifs de Médine ne se convertissent
pas en masse pour autant à l'islam. Au fil du temps,
les musulmans déchantent et prennent leurs distances
avec les Gens du Livre. La rupture est marquée lorsque
la direction de la prière devient la Ka`bah à
la Mecque et non plus Jérusalem.
Les musulmans
font l'objet d'attaques de la part des Mecquois et ripostent.
Pendant le mois de ramadan en l'an 2 après l'hégire,
la bataille de Badr éclate. Il s'agit du premier conflit
mené par une armée musulmane stricto sensu. Elle
aurait opposé 317 soldats musulmans à un millier
de soldats mecquois. La victoire contre les Mecquois assoit
l'État musulman naissant et constitue un atout psychologique
pour les musulmans. Le mois de jeûne, Ramadan, est par
la suite fixé le mois anniversaire où aurait commencé
la révélation du Coran ou, selon une autre version,
pour commémorer la bataille de Badr.
Les Mecquois
prennent leur revanche lors de la bataille de Uhud, en l'an
3 après l'hégire. Supportant mal la mainmise des
musulmans sur Médine, certains notables juifs, à
l'instar de Salâm Ibn Abî Al-Haqîq, auraient
profité de cette défaite pour se rendre à
la Mecque et inciter les Mecquois à revenir à
la charge. Afin d'en finir avec la menace que constituait à
leur yeux ce nouvel état, les Mecquois forment une coalition
regroupant plusieurs tribus arabes dont Gatafân, Banû
Sulaym, Banû Asad, Fazârah et Ashja`. En l'an 5
après l'hégire, une armée de dix mille
soldats marche sur Médine, qui se retranche derrière
un fossé creusé sur la proposition du compagnon
de Mahomet, le Persan Salmân Al-Fârisî. Le
siège de la ville s'installe dans la durée. Quelques
escarmouches opposent les deux parties. La diplomatie Mecquoise
tente secrètement et réussit à soudoyer
la tribu juive des Banû Quraydhah qui avait la charge
d'une partie du front. Mahomet envoie quatre émissaires
aux Banû Quraydhah pour s'assurer de la réalité
de leur soutien, mais les emissaires sont mal reçus et
constatent la défection des Banû Quraydhah. En
parallèle, un homme de Ghatafân nommé Nu`aym
Ibn Mas`ûd se convertit secrètement à l'islam
et reçoit l'ordre de semer la zizanie entre les coalisés.
Il réussit à faire douter les Banû Quraydhah
de la solidarité des coalisés en cas de défaite,
et fait douter les premiers de la sincérité de
leurs alliés médinois. Exténués
par le siège et les intempéries, les coalisés
décident de lever le siège laissant les Banû
Quraydhah à leur sort. Après un siège de
25 jours, ces derniers sont soumis au jugement de la Torah par
leur allié de jadis Sa`d Ibn Mu`âdh : les hommes
de la tribus sont tués, leurs biens confisqués
et leurs femmes et enfants sont asservis. En l'an 6, Mahomet
part en pèlerinage à la Mecque à la tête
d'un convoi de 1400 pélerins et multiplie les signes
de ses intentions pacifiques. Les Mecquois leur refusent l'accès
au sanctuaire mais signent avec les musulmans la trève
dite d'Al-Hudaybiyah. En l'an 10 après l'hégire
(en 629-630), la trève est rompue lorsque une tribu alliée
de la Mecque agresse une tribu alliée de Médine.
Mahomet marche secrètement sur la Mecque à la
tête de 10 mille soldats. Aux portes de la ville, il garantit
la sécurité de toute personne non combattante
et déclare une amnistie générale. La Mecque
se rend alors sans opposition. Des conversions en masse d'anciens
opposants sont relatées. A partir de l'hégire,
il aura falu neuf ans pour que toute l'Arabie embrasse l'islam,
par conviction, ou par intérêt stratégique.
Mahomet ordonne l'arrêt des razzias entre tribus arabes
déclarant lors de son Sermon d'Adieu : "Le musulman
est intégralement sacré pour le musulman, son
sang est sacré, ses biens sont sacrés, son honneur
est sacré."
L'unification
de la péninsule arabe sous la bannière de l'islam
n'est pas de nature à laisser ses puissants voisins indifférents.
Mahomet décide donc d'envoyer ses ambassadeurs en Egypte,
en Perse et à Byzance, entre autres destinations, pour
transmettre son message. L'ère de la conquête au-delà
de la péninsule va alors commencer.
Après
avoir réorganisé l'administration et assis l'influence
de l'islam à la Mecque, il retourne à Médine,
où il meurt en 632 âgé de soixante-trois
ans après une courte maladie. Il fut enterré dans
son appartement mitoyen de la mosquée prophétique.
Un agrandissement de la mosquée de Médine sous
la dynastie omeyyade se fait autour de son tombeau, dorénavant
à l'intérieur de la mosquée, isolé
par un triple mur.
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Mort de Mahomet Istanbul, 1595
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Après sa mort, ses disciples continuèrent de se
transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles
d'Allah révélées à Mahomet, avant
qu'elles ne soient rassemblées définitivement
en un seul livre, le Coran, par le troisième calife Uthman
moins de vingt ans après la disparition du prophète.
Source :
fr.wikipedia.org/.../ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet