Le
Kazakhstan, qui a bénéficié d'un développement
de son industrie, cherche à s'éloigner économiquement
de la Russie, mais son industrie intégrée à
la CEI, les industries stratégiques de Sémipalatinsk,
le cosmodrome de Baïkonur et la forte proportion des russophones
rendent le processus très difficile. La localisation
périphérique de ses régions économiques
soulève beaucoup de problèmes d'articulation du
territoire.
L'économie kazakhe, déjà
fragilisée, a subi depuis l'automne 1998, les contrecoups
de la crise financière russe, qui a totalement déstabilisé
les échanges commerciaux entre les deux pays.
Agriculture
L'agriculture extensive (céréales) est pratiquée
au nord et au nord-ouest (opération «terres vierges»
et fronts pionniers agricoles): il s'agit d'une agriculture
très aléatoire. L'agriculture intensive (céréales,
coton, fruits, betteraves) est localisée sur les piémonts
d'Alataou et dans la vallée irriguée de Syr-Daria.
L'élevage concerne les chèvres, les chameaux,
les ovins et les bovins.
Mines et industrie
Les ressources du pays sont considérables: charbon (Karaganda,
Ekibastouz), fer (Temir-Taou), phosphates (Kara-Taou), bauxite
(Tourgaï), chrome, cobalt, nickel (Mougodjary). Le pétrole
(Emba-Oural) constitue également une importante richesse
naturelle, depuis qu'un accord de partage des réserves
situées au nord de la mer Caspienne, et estimées
entre 12 et 15 milliards de tonnes, a été
conclu avec la Russie en juillet 1998. L'industrialisation
de la période soviétique a privilégié
l'industrie lourde (métallurgie, chimie, équipement
mécanique). Les principales concentrations industrielles
sont liées aux gisements miniers de la partie nord (bassin
de Karaganda, région d'Altaï, région Oural-Mougodjary)
et aux transports (villes du Transsibérien).